Voyage en Carélie

 

Tourisme en Carélie et voyage en Russie

 

La république de Carélie

Les sites touristiques de la république de Carélie

 

Le musée plein air d'histoire, d'architecture et d'ethnographie de Kizhi

L’île de Kizhi fait partie des 1650 îles situées dams le lac Onego où, sur une petite éminence au milieu de l’eau, on retrouve encore d’authentiques et d'impressionnantes pièces d'architecture appartenant au style architectural du nord de la Russie. Il s’avère donc impossible de faire un voyage à la république de Carélie sans planifier une petite excursion vers l’île de Kizhi. Lors de cette excursion, découvrez les fameuses églises en bois bâties par les charpentiers de Carélie, aujourd’hui reconnues comme chef-d’œuvres de l'architecture mondiale. D’ailleurs, Kizhi est actuellement transformée en musée à ciel ouvert de l'architecture en bois. Le territoire du musée de Kizhi est situé à plus de 60 kilomètres de Petrozavodsk et s'élève à environ dix mille hectares. Le musée en soi, comprend l'île de Kizhi elle-même ainsi que les îles situées aux alentours, sans oublier qu’il inclut aussi un site de la côte continentale. Le complexe architectural est constitué d’au moins soixante-dix monuments d'architecture populaire, faite en bois, entre le XVe et le XXe siècle. Constitué de l'église de la Transfiguration du Sauveur (1714), de l'Eglise de l'Intercession (1764) et du clocher (1874), la Kizhi Pogost Ensemble s’avère définitivement le joyau de tout le complexe.

À l’exception des monuments faisant partie de l'exposition de base dans le territoire du musée, il y a aussi, sur l’île de Kizhi, quelques villages antiques. De précieux objets naturels ainsi que des monuments archéologiques y ont été retrouvés. Par exemple, il y a l’église de la Résurrection de Lazare, le bâtiment le plus ancien pour le culte public, situé au nord de la Russie (XIVe siècle). On retrouve également quelques chapelles, des maisons paysannes, de nombreuses structures d'utilité, comme les granges ou encore les bains qui, durant plusieurs siècles ont été construits en Russie. Il y a aussi les villages caréliens et veppsiens appartenant à différentes zones des rives Onego, ainsi que quelques territoires du nord et du sud de la république de la Carélie. Au total, la collection de monuments d'architecture du musée  compte précisément soixante-seize bâtiments.

C’est en 1990, que les monuments de l’île de Kizhi et des endroits environnants inclus dans l’exposition, ont été incorporés, selon une décision générale de l’UNESCO, à la liste du patrimoine mondial, tant au niveau naturel que culturel.

 

 

Les chutes de Kivatch

 

Les chutes d'eau de Kivatch sont les deuxièmes plus grandes de tout le continent Européen, les premières étant les cascades de Rhein. S’élevant à une hauteur de plus de 10 mètres, les chutes d’eau de Kivatch se trouvent dans la rivière Suna dans la zone centrale de la république de Carélie au milieu de la réserve naturelle du même nom et à 60 kilomètres de Petrozavodsk. Pour vous y rendre lors de votre voyage, prenez le chemin de la forêt qui vous mènera à destination. Pour bien planifier son voyage et éviter les bains de foules touristiques, évitez de voyager en pleine saison. Les chutes et la réserve de Kivatch attirent chaque année jusqu'à quarante mille touristes. Les fins de la cascade demeurent assez inhabituelles, puisque, après avoir exporté de l'eau pour subvenir aux besoins de la centrale hydroélectrique de Kondopozhskaya à la fin des années 30, elle a sensiblement perdu son aspect sauvage pour se développer beaucoup plus tranquillement. Ce n'est qu'au cours des périodes où les eaux de source s’élèvent, que la chute se réveille à nouveau, mais pour un court laps de temps. Toutefois, son apparence habituelle est encore plus belle que lors de ces périodes plus agitées. Les eaux de la rivière Suna sont comprimées par des roches de basalte et tombent lourdement de ses huit mètres de hauteur formant ainsi un puissant tourbillon de mousse, créant alors un bruit étourdissant tout à fait impressionnant.

 

Une certaine légende russe, raconte que la république de Carélie consiste au point de départ de la cascade et aux deux sœurs rivières de Suna et Shuya qui ne pouvaient supporter de se quitter et désiraient demeurer côte à côte éternellement. On explique qu’une fois, Suna était fatiguée et décida de se coucher pour se reposer et laisser sa sœur fonctionner à un débit moins élevé et plus commode. Quand elle s'est réveillée, elle fut surprise de découvrir que sa soeur Shuya était partie et se précipita donc pour la rattraper, en balayant radicalement tout sur son passage. Maintenant, là où Suna avait éclaté à travers les rochers, réapparut une nouvelle chute d'eau. Il y a près de 30 ans, il était encore possible de voir les saumons Onega sous les chutes d’eau. Pourtant, aujourd’hui, même les meilleurs plongeurs n’en trouvent que très peu.

 

Le visiteur de la chute, le plus populaire, était l'empereur Alexander II. En 1868, à l'occasion de son arrivée, on prépare la route adéquate pour se rendre à la ville de Kivatch ainsi qu’un pavillon sur la côte droite et une maison afin de l’héberger la nuit. Plus à gauche de la ville, et plus bas que l’arrivée des chutes dans la rivière Suna, on érigea aussi un pont pour l’occasion. En cette époque d’autrefois, recevoir 200 voyageurs par année dans la ville de Kivatch, surpassait les attentes de toute la municipalité.

 

 

L'église de l'Assomption de 1774 à Kondopoga

 

D’une hauteur de 42 mètres, la silhouette de l’église de l’Assomption se veut distincte graphiquement. L’édifice est d’ailleurs considéré comme le plus proche de la perfection, parmi tous les bâtiments octaèdres russes. De plus, il est situé sur le cap, dans le lac Onega.

 

Zones protégées de la république de Carélie

 

La République de Carélie, en vertu de sa situation géologique et géomorphologiques, et de la variété du paysage, possède beaucoup de territoires naturels en plus d’objets représentatifs de l’importance de la science, de la protection de la nature, des sports et de l'intérêt touristique et, par conséquent, exige une protection spéciale de la part des touristes. À l’heure actuelle, il existe 170 territoires spécialement protégés dans tout le pays, Parmi ceux-la, on compte deux réserves, deux parcs nationaux, un jardin botanique, un parc naturel, 47 réserves forestières, 107 sanctuaires de la nature ainsi qu’un certain nombre de terres officiellement historiques et culturelles situées dans la République de Carélie. Les réserves sont des territoires ou la nature s’avère particulièrement rigide, protégeant ainsi sa superficie, destinée davantage à la réalisation de recherches scientifiques et au tourisme écologique.

 

La Réserve de Kivatch.

 

Cette Réserve se veut la pionnière des autres territoires de la république de Carélie, puisqu’elle fut la première à être protégée dans toute cette région. Elle a été formée en 1931 sur une superficie de deux mille hectares, élargie ensuite, atteignant aujourd’hui près d’onze mille hectares. Grâce a sa situation dans la zone Kondopozhsky, elle se trouve tout près du centre de la partie méridionale de la République de Carélie. Kivatch est aussi une traditionnelle réserve de bois, composés de divers complexes naturels de la taïga moyenne qui sont protégés. Sur son petit territoire, on retrouve presque toutes les formes de relief de la république de Carélie qui prédétermine l’existence de la richesse de sa couverture végétale. Enracinées dans des plaines étroites et sablonneuses, de vieilles forêts de pins, datant de plus de 250 ans, engendrent un entourage de crêtes abruptes et de falaises rocheuses. Il y a, aussi sur ce territoire, des sapins verts, inégaux, de tous les âges, qui occupent un terrain plat mais aussi des pentes abruptes qui se trouvent dans la région. Mis à part ces conifères, on connaît aussi la présence de plantations de feuillus et de petites tourbières au sein de la Réserve de Kivatch.

 

Par ailleurs, la flore de la Réserve est constituée de plus de 600 sortes de plantes vasculaires. Pour sa part, la faune de Kivatch est composée de 20 espèces de poissons, 3 espèces de reptiles, 4 espèces d'amphibiens, 202 espèces d'oiseaux, 48 espèces de mammifères et des milliers d'espèces d'invertébrés. La faune et la flore renferment donc à la fois, des plantes et des animaux qui représentent chacun tous des sortes de taïgas typiques.

 

Le grand fleuve Suna traverse la réserve du nord-ouest jusqu’au sud-est, calculant plus de cinquante chutes et seuils d’eau. Les chutes de Kivatch font partie des chutes les plus connues découlant de ce fleuve immense. L'eau tombe en effet abondamment, en quatre saillies entre les roches de basalte. Même aujourd’hui, alors qu’une part de l'eau est réservée et attribuée pour les besoins de la station Girvasskaya Hydroelectric Power, la chute semble plutôt pittoresque, en particulier dans les endroits plus profonds. Les images qui en ressortent restent souvent gravées dans la tête des voyageurs. D’ailleurs, on dit souvent qu’aucune expression russe ne suffit pour exprimer la description des chutes.

 

À proximité immédiate de la chute, on retrouve aussi un manoir, un musée de la nature, une crèche et un petit arbre. Aussi, dans le même espace, a côté de quelques arbres exotiques, on peut observer différentes formes de bouleaux bien connus de Carélie. Si vous prévoyez, lors de votre voyage, de visiter la fameuse réserve et ses chutes, sachez que la visite est souvent intégrée aux excursions mi-longues (70 kilomètres) «Au voisinage de Petrozavodsk » qui partent de Petrozavodsk et font la boucle pour y terminer également l’excursion.

 

Réserve Kostomoukcha

 

La réserve est située à 25 kilomètres à l'ouest de Kostomoukcha, tout près de la frontière avec la Finlande. Elle fut établie en 1983 sur une zone de plus de 47 mille hectares et son relief est doté d’une robustesse importante: la dérive des pentes rocheuses alternant avec des creux de lac profonds, des vallées d’eau courante et des basses terres marécageuses.

 

On retrouve environ 250 lacs dans cette réserve, parmi lesquels on peut découvrir le plus grand, celui appelé Kamennoye couvrant une superficie de plus de dix milles hectares, se distinguant par la propreté de ses eaux et son aspect pittoresque. Pour sa part, le lac atteint une profondeur d’environ 25 mètres. Il y a aussi près d’une centaine d’îles, de caps et de golfes au sein du territoire de la réserve. Auparavant, sur ses côtes, certaines colonies de Caréliens s’y installaient, jusqu'à ce qu’ils soient forcés de quitter  pour se rendre dans les champs et les prairies.

 

Kamennaya, est quant à elle, une rivière de courte durée, soit 25 kilomètres, belle et rude, qui transporte ses eaux à travers le système de lacs et de rivières dans la mer Blanche. En effet, la rivière suit le courant et traverse le territoire de la réserve tandis que son cousin, le majestueux rapide Tzar, serré dans des roches escarpées, est le courant d’eau de la réserve qui impressionne le plus.

 

Par ailleurs, 16 espèces de poissons se retrouvent dans les réservoirs environnants. Parmi ces diverses espèces, la plus importante demeure le saumon de Kamennoozersky qui forme un troupeau aquatique local a lui seul. Les autres poissons de valeur qu’on retrouve dans la réserve sont des poissons blancs des perches et de nombreux brochets.

 

Les paysages de la réserve sont typiques de la taïga du nord. Ce sont les pins qui prévalent sur les autres espèces de la flore, atteignant environ 70% du territoire. Effectivement, par comparaison, on retrouve beaucoup moins de bosquets de sapins, soit 20% du territoire. Ces derniers se trouvent surtout près des vallées de ruisseaux et de petites rivières, tandis que les petits sites sont plus adaptés à la plantation de feuillus. Les autres forêts sont vierges et datent d’environ 300 ans.

 

Parmi les représentants les plus importants de la faune typique de la taïga qu’on retrouve dans la réserve, il y a les cerfs de bois du Nord et le castor canadien. On parle aussi des oiseaux figurant dans le Livre rouge tel que l'aigle royal, le poisson épervier, le faucon-sapsan, sans oublier l’oie et le cygne. Au total, on a observé au sein de la réserve près de 350 espèces de plantes vasculaires, 182 espèces d'oiseaux, environ une centaine d’espèces de mousses et de lichens, 32 espèces de mammifères, 3 espèces d'amphibiens et 2 espèces de reptiles.

Afin de faire découvrir la nature nichée à l’intérieur de la réserve, de nouveaux circuits touristiques ont été établis à l’intention des voyageurs, et aujourd’hui connus, tant en Russie qu’à l'étranger. Lors de votre voyage, que ce soit en été ou en hiver, vous trouverez diverses activités à faire dans la réserve.  En été, il y a des randonnées pédestres organisées dans un sentier écologique de la zone et des excursions de canoës sur le lac Kamennoye. En hiver, sur la rivière Kamennoye, on peut aussi prendre part à des excursions de ski dans les bois de clairières ainsi que sur les lacs gelés profondément. Lors de votre voyage, vous pourrez aussi profiter de l’existence de gîtes et de petits centre d'hébergement incluant parfois même des saunas, parsemés sur les routes que vous utiliserez lors de vos expéditions.

 

En 1989, à la base de la réserve russe Kostomoukcha, se sont unis cinq territoires naturels adjacents appartenant à la réserve internationale de Finlande, qui ont ensuite formé un tout nouveau lieu, nommé Le Parc Droujba (Amitié). Unissant ainsi la Russie et la Finlande, cette création s’est voulue une preuve unique de la théorie , ‘la nature ne connaît pas les frontières ». Par ailleurs, dans le centre d'information de la réserve située dans Kostomoukcha, des laboratoires scientifiques ainsi qu’un musée traditionnel sont équipés afin de recevoir les touristes au cours de leur voyage.

 

Les parcs naturels nationaux

 

Ces parcs naturels sont avant tout destinés à la protection des espèces fauniques et florales menacées, mais aussi destinées au développement de l'activité touristique dans la région. Dans la république de Carélie, on assista à la création de nombreux parcs nationaux tels que «Vodlozersky», «Paanajärvi» ainsi que le parc naturel « l’archipel Valaamsky».

 

Le parc national de « Paanajärvi »

 

Situé au nord-ouest de la république de Carélie, dans la partie du territoire la plus occupée par les contreforts de la crête Maanselkja. C'est au début des années 1990, que le parc fut fondé sur une zone couvrant plus de cent mille hectares. Les paysages du parc s’avèrent très pittoresques, offrant une vue sur les sommets des montagnes, divisées par de profondes gorges, de nombreux lacs, des tourbières et des rivières diverses, des chutes et des rapides bruyants. Les montagnes et les collines, les vallées et les rivières, toutes sont recouvertes de bois vierges presque infaillibles, parmi lesquelles on trouve une majorité de minces sapins. Sous leur fine silhouette, se cache un magnifique tapis de myrtille et certains autres arbustes en pleine croissance. Il y a aussi là, des branches de sapins couvertes de mânes de lichen qui sont l'indicateur premier de propreté de l'air. Dans les montagnes, à une hauteur d’environ 500 mètres, il y avait aussi des bosquets de sapins qui sont peu à peu remplacés par une forêt clairvoyante de bouleaux et de petites étendues de toundra. Ils poussent également des pins sur les rives de sable des fleuves et des lacs du pays.

 

L’authentique perle du parc naturel demeure le lac Paanajärvi, qui s'étend d’ouest en est tel un ruban bleu, entouré des hauts sommets des montagnes. Il existe plusieurs endroits où la limite entre le lac et la montagne est bien définie, ce qui offrait auparavant à plusieurs dizaines de familles finlandaises de pouvoir maintenir les fermes autour du lac. Les conditions microclimatiques en développement que l’on retrouve dans ce creux profond sont généralement favorables pour l'élevage, mais aussi pour la culture de certaines matières agricoles, y compris l'orge et le seigle. Toutefois, dans l'ensemble, l'influence des activités économiques des populations locales sur l’environnement naturel de la région s’est voulue insignifiante. Cependant, on peut observer de petites clairières couvertes de graminées bigarrées et de mini-framboises qui permettent de créer un contraste visuel intéressant, si l’on compare avec les paysages de la sombre taïga.

Le lac Paanajärvi est bien connu, surtout à cause de sa petite superficie, soit un peu plus de 35 kilomètres carrés, étendus étroitement en longueur.  Il a par contre une grande profondeur atteignant près de 130 mètres. C'est d’ailleurs le deuxième lac le plus profond de la république de Carélie, après le lac de Ladoga, tandis que ce dernier n’est pas autant étendu. Le lac possède aussi une eau très pure ainsi qu’une faune dotée d’une grande variété animale qu’on explique par d’anciennes liaisons avec la mer Blanche.

La rivière de Oulanka dont les origines se trouvent en Finlande se déverse dans le lac, à l’ouest, et du côté opposé, la rivière Olanga s’écoule et termine son parcours en se déversant dans Pyaozero, l'un des plus grands lacs de la république de Carélie. Les sites naturels autour du lac et de la rivière sont aussi munis de quatre belles chutes, et l'une d'entre elles, la chute de Kivakka, est l'une des plus connues dans la république de Carélie. L’union de cette chute puissante et de la troisième plus haute montagne du parc naturel grâce à ses presque 500 mètres, connue sous le même nom que la chute, offre un paysage grandiose aux touristes en voyage dans cette partie du pays. D’ailleurs, le haut de cette montagne renferme l’un des objets historiques et culturels de la république, les seids, ces pierres sacrées de Saams qu’on installa anciennement au sommet de la montagne.

C’est la montagne Nuorunen, avec ses 577 mètres de haut, qui remporte le titre de la montagne la plus haute de la république. Cette dernière est également située dans le parc naturel. C’est en passant par le sentier écologique mentionné plus haut, qui n’est point difficile à parcourir, que l’on peut se rendre jusqu’au sommet de la montagne Nuorunen ainsi que sur la montagne Kivakka. Si vous optez pour une excursion de ce genre lors de votre voyage, vous aurez droit à une plénitude de paysages grandioses tout le long de ces trajets.

Quant aux eaux qu’on retrouve dans le parc naturel, elles sont plutôt riches en poissons. La truite saumon est celui qui attire le plus l’attention des pêcheurs, car il atteint un poids entre cinq et sept kilogrammes. Comme le poisson blanc et la truite, la truite saumon ne peut être pêchée qu’avec une licence assignée. Si vous prévoyez pratiquer cette activité lors de votre voyage en Russie, assurez-vous d’obtenir ces licences.

On retrouve aussi dans le parc des sentiers de randonnée à pied, en ski, en traîneau motorisé ainsi que des voies d'eau circulables. On y installa aussi, environ dix petites maisons, capables de recevoir en même temps plus d’une cinquantaine de touristes en voyage. Dans la même intention, quelques terrains sont disponibles le long de ces parcours pour l’installation de tentes de camping.

Le bureau officiel du parc est situé dans le village de Pyaozersky. Différentes routes permettent de s’y rendre depuis la frontière, le centre régional de règlement de Louhi ou de la partie sud de la république. Le parc national de « Paanajärvi » s’avère, quant à sa beauté et à la variété de ses paysages, de la richesse et de l'état intact de ses complexes naturels, l’un des plus beaux parcs de la Russie.

Le Parc naturel de l’Archipel Valaamsky

Cet archipel se situe dans la partie nord du lac Ladoga à environ 40 kilomètres de Sortavala. La superficie du parc est composée d’une cinquantaine d’îles minuscules, réparties sur un territoire insignifiant de 3600 hectares, dont plus de la moitié sont absorbés par l'île principale, donnant son nom à l'archipel ainsi que le monastère qui s'y trouve. Afin de célébrer ses 100 ans d’histoire séculaire qui datent du XIV siècle, le monastère a créé un complexe architectural exceptionnel, qui réussit à obtenir la popularité mondiale. Par le décret du Président de la Fédération Russe, Valaam, en 1992,  le complexe fut déclaré propriété nationale de la Russie.

L'histoire du monastère qu’on trouve dans le parc est quant à elle assez mouvementée. Il connut des chutes difficiles desquelles il se releva,  en plus de subir les attaques suédoises et se voir détruit en ruine, jusqu’à devoir parfois interrompre son existence. Pourtant aujourd’hui, il est inévitablement, remis sur pied pour de bon, au même endroit et même à grande échelle. On dit que la dernière période difficile pour ce monastère s’est avérée la seconde moitié du siècle dernier. Les moines, de retour à nouveau à Valaam, en 1989, ont rouvert une page importante de l'histoire de Valaam. Lors des années suivantes, le monastère a connu une renaissance difficile, mais le début de sa  nouvelle dimension spirituelle ainsi que l'essor économique du monastère se fait déjà sentir.

Dans plusieurs écrits réalisés ces dernières années, dans des éditions spéciales et populaires, autant que dans des brochures réservées aux touristes ayant un peu de curiosité, on parle des particularités architecturales de Valam. En effet, il est maintenant possible d’y voir des images des églises, des chapelles et d’autres objets de culte dans de nombreuses photos de maîtres connus ou  d’amateurs. Enfin, si vous prévoyez vous rendre jusqu’à l’archipel durant votre voyage, vous pourrez utiliser ces images pour vous familiariser avec elles et connaître davantage sur ce qui vous attend pendant les excursions touristiques. Toutefois, la nature de Valaam ne mérite pas moins d’être vue et découverte en personne, à cause de son authenticité et sa pureté. C’est d’ailleurs à Valaam que l’on instaura la première école de peinture de paysage, dans laquelle plusieurs peintres célèbres ont été diplômés. Ces derniers, suite à des voyages répétitifs à Valaam, pour en observer les beautés, en ont immortalisé ses paysages en de nombreuses photos conservées à présent dans des musées réputés partout dans le monde.

L’environnement naturel de Vallam est impressionnant et surtout inhabituel. Les conifères qui poussent sur les rochers, et qui sont soulevés à des dizaines de mètres au-dessus de l'eau, expliquent pourquoi la côte ressemble d’une forteresse inaccessible. Ailleurs, le contraire se produit, les rochers sous l'eau, polis par la glace, donnent lieu à de magnifiques plages de sable fins très accessibles. Sur de nombreuses îles, les pins, les sapins, ainsi que les bouleaux, sont de façon inattendue, mêlés aux bosquets, à des avenues de chênes, de mélèzes, de cèdres et de nombreuses autres sortes. Ce sont les moines, venant de différentes régions du pays, qui, sur ces îles, introduisaient plusieurs variétés d’arbres, encore présentes aujourd’hui. Toutes ces plantations atteignent un âge plutôt décent, soit 150 ans et plus, et se mêlent aux rochers nordiques qu’on trouve aux alentours. On parle souvent d’un tableau, réalisé par les moines, dépeignant cette image des jardins botaniques, particulièrement impressionnants à l'époque de la floraison et de la fructification. Le mandat du parc naturel de l’archipel est de conserver les beaux tableaux de la zone et partager sa beauté avec les touristes et les voyageurs, en quête de trésors. Cela est possible aujourd’hui, grâce aux itinéraires spécialement aménagés pour partager avec les visiteurs les  attraits culturels et historiques du parc et assouvir aux curiosités naturelles de cette vue surprenante de la nature russe.

Le parc national de Vodlosersky

La république de Carélie s’avère une destination voyage de plus en plus populaire auprès des pays étrangers, mais aussi pour beaucoup de Caréliens. Ces derniers adorent voyager sur leur terre natale pendant leurs vacances. Souvent, ils se rendent jusqu’au nord-est de la ville de Poudoj, là où on retrouve une forêt protégée et peu développée, éloignée dans une région presque inhabitée.

En avril 1991, ce fut là que le parc national Vodlosersky a vu le jour, et ce, en tant que premier parc national dans tout le nord de la Russie. L'événement était d'une grande importance, surtout pour la protection de la nature de la Russie.Le territoire du parc couvre au total une superficie de cinq mille kilomètres carrés, répartis sur l’est de Carélie, soit la région de Poudoj et va jusqu’à une partie de la région Onega.

Le parc national de Vodlozero est également l'un des plus grands parcs naturels sauvages. La faune du parc est représentée par 38 espèces de mammifères, 5 espèces d'amphibiens et de reptiles et 22 espèces de poissons différents. Une telle variété engendre aussi une faible influence des activités humaines sur la nature du parc à travers des siècles et des siècles. Si de nombreuses espèces de la faune sont menacées à l’extérieur du parc, elles peuvent y trouver refuge dans son immense territoire. Les oiseaux de proie enregistrés dans le Livre rouge de la Russie et de la Carélie, sont l’aigle de mer à queue-blanche, le corbeau-poisson et l'aigle royal, qui rodent dans les airs au-dessus du parc national. Au niveau de la faune, elle est constituée d’ours bruns, de wapitis, de lynx, tout comme on y retrouve la martre, le glouton, le rat musqué, le blaireau, le loup et le renard. Le parc est également devenu un refuge pour les rennes des forêts du nord.

La profonde et rugueuse rivière Ileksa et les plus de 400 kilomètres de long du lac Vodlozero sont considérés comme les plus grandes voies du parc. Le nom du parc provient en effet du nom du lac qui, populaire parmi les pêcheurs est surtout connu comme l'un des endroits les plus calmes de la Carélie. Tout pêcheur, ou amateur des produits de la mer,  se fera un plaisir de déguster une excellente soupe de poisson fait des meilleures espèces, soit le sandre, le brème ou la lotte, qui se trouvent dans les eaux les plus propres des réservoirs du parc. Les rivières et les lacs occupent, dans l’ensemble, plus de 10% du territoire du parc. Par conséquent, si l'on jette un coup d'œil sur les espaces ouverts de Vodlozero, on découvre des couleurs profondes et mystérieuses, comme le bleu foncé, qui inspire le calme et la tranquillité. Par ailleurs, les tourbières font partie intégrante de la nature du parc. Les scientifiques de partout dans le monde s’intéressent au parc grâce à la grande variété de tourbière qui couvre plus de 40% du territoire, et créent évidemment son unicité. Le marais du parc est surtout muni de champs de canneberges et de mûres des marais, mais aussi de fines herbes, telles que l’airelle rouge et le thé marais. Certains marais du parc permettent de cultiver des plantes plus rares et des mousses sphagnous, inclues dans le Livre rouge de la Carélie et de la Russie.


Le territoire du parc Vodlozero est une immense étendue de taïga vierge qui est également célèbre pour avoir de vieux mélèzes, des pins et des sapins. Par ailleurs, ces majestueuses forêts du parc, font partie des rares forêts qui n'ont jamais été exposées à des coupures et n’ont jamais souffert non plus de gros incendies. Le parc Vodlozero semble donc être un miracle protégé par la nature, avec des forêts vierges et des lacs purs, ainsi que le titre d’un des plus riches patrimoines culturels dédié à son territoire. On dit aussi que dans le territoire du parc, il
a été découvert de nombreux monuments d'architecture des XVIII-XIX siècles comme des granges, des chapelles, des maisons de campagne. Le cimetière de campagne, Ilyinsky Pogost, fut nommé le monument le plus poétique de l'architecture russe ancienne est fait aujourd’hui la fierté du parc. Le Pogost est constitué de l'église du prophète Elie et de l'Assomption de la Vierge Marie, du clocher et d’une clôture qui entoure le cimetière. C’est le 6 avril 1798 que l’on considère comme date officielle de la construction de l'église même si toutefois, les dossiers concernant le sujet sembleraient revenir jusqu’au XVII siècle. Par la suite, l'église a subi des réorganisations et des restaurations. En 1995, le complexe Pogost Ilyinsky a reçu un nouveau bail à vie, et par la suite, l'église en a profité pour changer, et se transformer en un véritable centre spirituel de la zone Vodlozeo.

Le parc de Vodlozero est disposé à recevoir beaucoup de touristes en voyage chaque année et peut leur offrir différents types de sports et d’aventures telles que le voyage au fil des rivières et des lacs par des voies naturelles et écologiques. D'ailleurs, les experts du parc ont élaboré de nouveaux programmes spécialisés pour les chercheurs, les étudiants et les écoliers.

 

Le parc national de Kalevalsky


Le parc national de Kalevalsky, créé en 2006, renferme en son territoire de plus de 75 mille hectares, la réserve faunique d'abord fondée en Russie dans le nouveau millénaire.
Le parc national de Kalevalsky fut instauré pour la préservation d'une forêt naturelle de grande envergure, appartenant au territoire de la république de Carélie. On le conserva précieusement en vue de protéger le paysage naturel et culturel qu’il représente, devenu la base de la célèbre épopée de Carélie Kalevala. Kalevalsky est aussi unique, n’ayant aucun analogue dans toute la Fennoscandie, de par le degré de sécurité de plusieurs types d'écosystèmes
du bois, principalement à cause des pinèdes sèches sur les roches et des sédiments fluvio-glaciaires. À l’exception de la forêt vierge, le parc comprend de nombreux marais rares et des écosystèmes lacustres, nécessitant une protection spéciale.
Le paysage local à découvrir lors de votre voyage dans le parc Kalevalsky est une mosaïque de forêts, de tourbières et de lacs. Aux frontières de son territoire, on peut aussi découvrir le lac inférieur, Lapukka. Pendant des siècles, les rives de ce lac et les environs furent un lieu où les oiseaux sauvages et les poissons de proies étaient généralement chassés. Les
traces de cette époque ont été conservées jusqu’à aujourd’hui, puisque, à cet endroit, on retrouve des fumoirs à poisson, des arbres avec des incisions, le marquage des frontières des territoires de chasse et même des trous d'appât. De nombreux sentiers à travers les bois ont été abîmés par des ours, des cerfs et des élans. D’anciennes routes reliant au village sont aujourd'hui à peine retraçables.
Les forêts de Kalevala, quant à elles, sont tout à fait uniques et ne ressemblent en rien aux forêts d’Europe. Elles sont d’ailleurs précieuses pour leur habitat qui reste invariable pendant des
milliers d'années et dans lequel les espèces animales les plus exigeantes et les plus belles plantes ont été conservées en toute sécurité.
Dans la partie ouest du parc, les vieux sapins prédominent tandis que dans la partie orientale, on trouve des pins à perte de vue. La forêt est jeune et illuminée, composée de grands sapins matures et de jeunes taillis, ce qui offre un contraste intéressant. Aussi, le bruit des cours d'eau qui coulent dans les ravins profonds casse le silence qui règne dans le parc.Les ours et les rennes sont les deux espèces les plus
fréquentes dans le parc.

Au printemps, le roi de la forêt primitive, l’aigle d'or tourne autour de la tourbière et des îles, protégeant son nid, tandis que la saison de la chasse commence. Au début de l'été sur les côtes des petits lacs et des marais, se nichent des grues et des oies de soja ainsi que de nombreux troupeaux d'oies qui oeuvrent à paître sur les tourbières.
Tout dans la forêt se retrouve en harmonie avec la nature et vise à protéger la terre, pourtant, la présence d’objets culturels et historiques crée des conflits avec les buts des parcs nationaux
et du mandat introduit dans le territoire du parc.


Les lacs et rivières de la République de Carélie

L'image de la Carélie est tout d’abord associée aux lacs bleus. En effet, il y a plus de 60 milles lacs dans tout le territoire de la république de Carélie. Par leur quantité tombant à mille kilomètres carrés de la zone de confiance, la république de Carélie gagne la première place non seulement en Russie, mais aussi parmi les autres régions du monde.


Les lacs de Carélie sont également très différentes de par leur taille variant de minuscules à gigantesques, de larges à très étroits. La superficie des lacs, varie d’un kilomètre carré allant jusqu’à des surfaces de dix ou vingt kilomètres carrés, tandis que seulement quelques-uns atteignent 100 kilomètres carrés. Les lacs, dans leur ensemble couvre une superficie de presque 11,5% du territoire de Carélie, ce qui est nettement plus que dans l'État voisin de la Finlande, et presque deux fois plus que dans la région de Mourmansk.


Certains lacs ont trouvé leurs origines des mouvements tectoniques de la croûte terrestre, mais la majorité doit leur présence au labourage et à la chaleur du dissipateur qui influence les glaciers. Ceux qui résultent des mouvements tectoniques sont plus profonds et généralement de forme allongée, en plus d’être rocheux et avoir des côtes escarpées. Ils ne sont pas non plus entourés de plusieurs îles. Les lacs d'origine glaciaire sont beaucoup plus divers, ils sont entourés d’une multitude d’îles, de golfes, de couloirs aquatiques, mais n’ont qu’une très faible profondeur. Toutefois, très souvent, les lacs sont d'origine mixte, ce
qui apporte de la couleur supplémentaire dans leurs formes.


Le lac le plus profond de la république de Carélie est le lac Ladoga. Sa profondeur maximale est de plus de 250 mètres. Le lac Onega est quant à lui sensiblement moins profond, atteignant une profondeur de 126 mètres tout comme les autres grands lacs, comme Syamozero, profond de 97 mètres et Topozero de 56 mètres. Ces lacs géants sont accompagnés des lacs plus petits, typiquement tectoniques, comme le lac Paanajärvi, étendu comme une bande étroite au travers des collines du nord-ouest de la Carélie. Sa profondeur n’atteint que 131 mètres tandis que la profondeur de nombreux se limite à environ 50 mètres. Toutefois, il
y a aussi des lacs plutôt grands en superficie, comme c’est le cas de Ondozero dans la Carélie-Orient, mais dont la profondeur ne dépasse pas dix mètres. Par ailleurs, les rives des lacs de Carélie sont très pittoresques. Plus souvent, elles sont couvertes de rochers élevés et escarpés. Parfois, les formes côtières sont entrecoupées par des bandes d'or du sable fin des plages ou de turbaries brun foncé. Il y a très peu de côtes ouvertes et les lacs sont généralement entourés de forêts multiflores, riches en baies et en champignons. Les lacs sont connectés par des canaux, de petites et de grandes rivières. Beaucoup d’entre elles, soit 27 mille, se trouvent au sein de la Carélie, et atteignent une mesure commune de moins de 80 mille kilomètres. Ainsi, il est évident que les rivières de Carélie sont généralement courtes puisque la longueur de la majorité d'entre elles ne dépassent pas dix kilomètres. Parmi les plus grandes on connaît la rivière Kem, Vyg, Suna, Vodla, Kovda, Shuya qui s'étendent sur au moins 260 à 360 kilomètres. Le trait caractéristique typique des rivières de Carélie demeure souvent dans l'alternance de la rivière et des sites du lac. La part des lacs de la portée générale des cours d'eau peut changer dans des limites très étendues, soit de 0 à 90%, mais le plus souvent de 6 à 50%. En fait, les rivières ne sont pas comprises dans la norme, tandis que les lacs font partie des systèmes fluviaux typiques de la Carélie, mais ce critère n’est absolument pas endémique pour les autres régions de la Russie. La minime longueur des rivières de la Carélie, en combinaison avec la différence importante des hauteurs des sources et des estuaires, provoquent leur grande inclinaison. En moyenne, elle gagne environ 1 m. par 1 Km., et sur les rapides - jusqu'à 3-5 m. par 1 Km. À cela, presque tout ce qui relève du niveau d'eau rencontre de nombreux obstacles naturels, comme des seuils, des failles et des cavités. À l'abondance et à la variété des obstacles dans les canaux des rivières, se combine le grand nombre de rivières et complexifie leur teneur en eau et le passage entre les rivières de Carélie. Ces facteurs rendent difficile l’accès des amateurs de l’eau en voyage en Carélie. Malgré tout, grâce à la grande présence d’eau, les rivières Shuya, Suna, Vodla, Chirka-Kem, ONDA, Pongoma, Kuzema, Vidlitsa et beaucoup d'autres, ont gagné la popularité de toute la Russie parmi les canotiers. Comme certains des obstacles qui se trouvent dans les rivières ne sont pas praticables, même lorsque l'eau est élevée, il est nécessaire de passer par la côte, mais surtout de connaître préalablement l'itinéraire à faire grâce à une consultation auprès de la population locale.

L'intérêt particulier des touristes pour cette région de la Russie est sas aucun doute les nombreuses chutes impressionnantes qui s’y logent. Tout à fait distinctes les unes des autres,  c’est celle de Kivatch, « La montagne parsemée de diamants »  qui a reçu la plus grande popularité. Sa hauteur atteint près de onze mètres tandis qu’il y a des chutes, en Carélie, qui s’élèvent au double de cette hauteur. Parmi les plus grandes, il y a Kivakka (12 mètres) sur la rivière Olanga, Kumi (13,6 mètres) sur Voinitsa, Bolshoi Padun (18 mètres) sur Vincha et Belye Mosty (19 mètres) sur Kulismajoki.Il y a de nombreuses chutes, plus basses que Kivatch, mais tout aussi belles, dont’on ne se lasse pas de regarder pendant des heures. Les «photos hydrographiques» de Carélie mettent surtout en valeur la mer Blanche, l’unique mer intérieure de la Russie. La mer renferme une faune propre à elle puisque même les baleines s’y trouvent aux côtés des îles uniques, le tout couronné d’un riche passé historique.

L'île de Kiji, sur Onega et le lac Ladoga sur Valaam sont bien connus partout dans le monde. Le charme particulier se doit aux côtes septentrionales de skeres et des lacs de Kizhi et Ladoga. C’est en fait l'entrelacement de puissants rochers, de centaines d'îles, de golfes et de passages plus tordus les uns que les autres. Tous ces attraits de la république de Carélie attirent un bon nombre de touristes en voyage à la découverte de nouvelles sensations et paysages. Plusieurs d’entre eux organisent lors de leur voyage à Carélie, de petites excursions en pirogues ou en bateaux fragiles autour des îles. Assurez-vous d’éviter ce genre d’aventure en voyage puisque vous risqueriez de vous faire prendre par une tempête, qui sont assez fréquentes dans la région et qui surviennent souvent sans préavis.

Le lac Ladoga
Le lac Ladoga est le plus grand lac du continent européen. À cause de son aspect pittoresque remarquable, on proposa quelques années auparavant, de créer avec lui, un parc naturel national. C’est en partie grâce aux hautes montagnes escarpées qui se trouvent juste à côté des prairies côtières humides situées dans les basses terres, des pins de plus en plus rares dus au changement des sols rocheux dans les forêts denses de feuillus et des terres cultivées pendant des siècles alternant avec des bosquets intacts.
L'une des caractéristiques étonnantes du lac demeure ses falaises souvent appelées «montagnes de
récif». Ce sont des falaises qui atteignent jusqu'à 80 mètres de haut et tombent à pic vers le lac Ladoga. La montagne Pötsövaara, la plus haute montagne du parc, se situe pour sa part, dans la partie continentale de la zone. Elle atteint en effet une hauteur maximum qui va jusqu'à 187 mètres au-dessus de la surface lisse du lac et des bois anciens. De hautes montagnes se trouvent aussi sur les îles voisines comme la falaise de Pekanriutta qui s'élève jusqu'à 92 mètres et la montagne Kontiosuo avec ses 89 mètres d'altitude. Si vous désirer lors de votre voyage, grimper dans les falaises du lac Ladoga, ce n’est pas mission impossible.Ceux qui prévoient partir de Petrozavodsk, devraient d'abord commencer par Pitkäranta (190 Km), puis  continuer vers Sortavala (60 Km). Au départ de Saint-Pétersbourg, il est nécessaire de se déplacer le long de la côte du lac Ladoga jusqu'à Lahdenpohja (250 Km).

Dans le lac Ladoga, on retrouve plusieurs espèces de poissons tels que la carpe, le poisson blanc et les diverses familles de saumon. Au total, il existe près de 60 espèces de poissons. Avec de la chance, vous pourriez rencontrer l'habitant du plus ancien lac, le lac Ladoga, c’est-à-dire le fameux sceau Ladoga, ce mammifère marin d’une petite taille d’un mètre et demi de long.

Le Lac Onego
Ce lac s’avère le principal repère de la région. Ce réservoir pittoresque, bien que sophistiqué, permet de pratiquer la navigation indépendante dans les eaux du lac pour les plaisanciers qualifiés. Même si les ondes de tempête dans le lac Onego ne sont pas élevées, il est tout de même parsemé de dangers. Fondamentalement, il s'agit d'endroits peu profonds que les Caréliens appellent « Ludy » dans leur dialecte.

Jetez plutôt un coup d’œil à regarder aux roches grandioses qui entourent le lac, par ses falaises escarpées et les magnifiques couchers de soleil. Si vous êtes en voyage dans la région, ne vous contentez pas simplement d'acheter un billet aéroglisseur Cometa, mais contemplez plutôt ces plaisirs gratuits qu’offre le paysage. Les navires Cometa passe par des voies navigables développées loin de la beauté des lacs de la république de Carélie.Le lac Onego attire surtout les voyageurs grâce à la réputation justifiée de posséder de l'eau propre, des endroits vierges, des villages abandonnés et parmi les meilleurs endroits de pêche. Pour faire un voyage sur le lac, en été, les moyens les plus agréables de se déplacer sont les yachts et les bateaux à moteur tandis qu’en hiver, ce sont les motoneiges, les aéroglisseurs et les véhicules hors route qui sont recommandés.

Kindasovo

La région de Pryazha s’est révélée une destination voyage idéale pour les amateurs de spectacles humoristiques. En tant que capitale nationale de l'humour, Kindasovo accueille chaque année des centaines d’invités. Après plus de 20 éditions du fameux festival, on note une croissance remarquable de sa popularité et de son public. Sur la plaine centrale, dans le village, et sur les plates-formes thématiques, on peut voir, pendant le festival, des spectacles de groupes folkloriques de la région.Plusieurs visiteurs, venant d'autres territoires de la Russie, en profitent pour venir se familiariser avec des articles d'art et d'artisanat et pour participer à des concours, des side-shows et des compétitions soit nautiques ou terrestres mais définitivement drôles!



La terre antique des Caréliens de Syamozero

La Syamozerie, située au bord de lac de Syamozero, se veut une toute petite région, unique de par la richesse de ses monuments historiques, de la culture matérielle et spirituelle de sa population autochtones qu’on appelle les Caréliens de Syamozero.
Son caractère inimaginablement agréable conserve encore son charme, malgré l’utilisation intensive du bois à des fins économiques, la construction de routes, de lignes de transport et de communication, de l’amélioration des terrains et la construction de chalets d'été.


C'est le domaine qui appartenait aux résidants Caréliens de Livvik, qui y possédaient leur langue et  l'architecture de la cabane en bois ornée de sculptures sur bois, traditionnelles originales. À présent,  on peut rencontrer les Maîtres de l'artisanat lors d’un voyage dans cette région, afin d’en apprendre davantage à propos des traditions de leurs aïeux dans la transformation du bois, la fabrication de divers produits sans lequel on n'aurait jamais imaginé la vie de la population locale, comme des bateaux, des sacs et des paniers en écorce de bouleau, des instruments pour la fenaison, l'agriculture
et la chasse.
De plus en plus fréquemment, Syamozerie est visitée par les pêcheurs locaux mais aussi par les touristes étrangers. Plusieurs endroits y sont à observer, mais surtout ils permettent aux pêcheurs en voyage de se reposer au son des vagues.

 
Ceux qui voyagent pour la première fois dans la république de Carélie devront se familiariser à son hospitalité, ses généreuses personnes et son étonnante histoire. Apprenez aussi à découvrir la culture matérielle et spirituelle des Caréliens de Syamozero, la beauté unique des couchers de soleil et des aubes de Syamozero, l'un des plus pittoresques lac du sud de la Carélie.

La base du système écologique régional demeure le lac Syamozerie, qui est  aussi à l’origine du complexe des monuments historiques, architecturaux, ethnographiques et naturels qu’on y trouve. Situé dans les bassins hydrographiques de Shuya,  Syamozerie est l'un des plus grands lacs du sud de la Carélie. D’ailleurs, le lac est riche en poissons comme le saumon, le sandre, les poissons blancs, les brochets et les perches, ce dernier bien connu du Syamozero. Le poisson blanc est également très célèbre dans ces eaux, même si malheureusement, il est menacé par les éperlans amenés ici depuis d'autres grands réservoirs avec des filets fixes et des brigades de pêche. La profondeur maximale du lac atteint presque 25 mètres, comparativement à la moyenne de la profondeur des lacs de la région qui atteignent six à sept mètres de profond. Le lac le plus grand est de 24,6 Km, tandis que la plus grande largeur d’un lac de la zone est de 15 Kms.
Les amateurs de pêche attrapent généralement beaucoup de poissons en été, sur Ludas, et à l'hiver aussi alors qu’on pratique la pêche sur glace. De nombreux touristes et vacanciers sont plutôt attirés par les plages de sable fin. Aussi, avec
le réseau de services de loisirs pour les citadins, personne, dans cette région, ne peut s’ennuyer. Même que de nombreux citadins de la Russie ont choisi des lieux de construction dans Syamozero pour bâtir leurs chalets d'été. Le réseau de routes contribue, pendant les vacances, plus de dépenses dans Syamozero. Les gens de tous les âges et de toutes les occupations ne sont pas indifférents à la beauté de la nature, attirés au contraire par le profond bleu du lac, les couchers de soleil fantastiques, les pins maritimes des alentours et les grands espaces ouverts sur les plages de sable. Chaque voyageur et personnes locales peut y trouver un endroit agréable afin de se reposer aisément. Particulièrement, les poètes, les artistes, les musiciens et les acteurs adorent y flâner pour stimuler leur créativité et retrouver une pleine paix d’esprit. Tout le monde peut également satisfaire son besoin de connaissance de l'histoire, de la culture et en savoir plus sur la vie de la population locale ainsi que se familiariser avec divers monuments de Syamozerie. Visitez aussi, lors de votre voyage les anciens villages de la république de Carélie, et respirez son parfum particulier de l'ancien temps de la république.


Le village de Syamozero est situé, quant à lui, sur la côte sud du lac. Tout comme les villages de Kargila et Ahpojla il fut fondé entre le XVI et XVII siècle. Dans ces villages, on trouve quelques établissements érigés dans un cadre pittoresque. Par exemple, dans le village de Kargila, il y a une croix du culte du jour de l'Exaltation de la Croix, et dans le village de Ahpojla il y a la chapelle, construite au XVI. Les descendants de pêcheurs bien connus et de forgerons s’assurent de protéger et conserver les traditions de la Carélie et
du village de Syamozero. Si vous vous y arrêtez lors de votre voyage, ils partageront volontiers avec vous des légendes populaires sur l'île suédoise et vous feront goûter les tartes fraîchement cuites de leur cuisine traditionnelle.


Essoila et Ugmoila, ces deux villages établis sur la côte sud de Syamozero, datent de siècles immémoriaux. Après la Grande Guerre Patriotique, de toutes les maisons brûlées des deux villages seulement deux ont survécues à la catastrophe, soit une par village.Aujourd’hui au centre du village Ugmoila il y a un musée du nom de « Syamozerie est notre terre », qui représente, dans le centre de la colonisation, l'obélisque de la mémoire en l'honneur des compatriotes qui sont morts dans des combats pour leur terre natale. Dans le village de Essoila il y a également un monument dédié aux
victimes de représailles qui ont eu lieu en 1937. Par ailleurs, les villages de Korza, Metchelitsa et Rubcheila sont situés au sud de Essoila, sur le chemin de Pryazha. Ces anciens territoires sont des villages où les habitants de la république de Carélie ont conservé de vieux métiers de traitements de bois, d’écorce de bouleau et de machine à tissage. Si vous vous lancez sur ce chemin pittoresque, il vous sera possible de vous familiariser aux monuments tels que :

 
• La Maison GILoginov, le bâtiment historique dans Korza;
• La Maison de A. F. Makarova dans Ahpoimaki;
• La Maison Yermolaïev, le manoir du paysan du XIX;
• La fosse commune du soldat qui est mort en défendant le village en août 1941;
• Le Site de l'ancien peuple « Sargilahta-III ».

Découvrez aussi, dans le même trajet, la chapelle Rubcheila, où les voyageurs peuvent déguster des tartes dans la salle de Carélie en présence d’un groupe folklorique. Connu depuis le XVe siècle, le village de Sargilahta est le village de pêcheurs et de chasseurs, situé sur la place pittoresque de la côte du lac Syamozero, et se veut protégé des vents du nord. Parmi les monuments historiques à y observer on remarque, sur la côte nord du lac Syamozero, le village antique de la Carélie Ruga et sur la côte sud-ouest de Syamozero, le village antique de la Carélie Kurmoila. Aux environs dus villages, découvrez les lieux pittoresques de la montagne de Kurmoilsky, ainsi que d’autres monuments importants comme la sculpture de bois appelée Maison de Gusevs ainsi que le site du siècle logé à Kurmoila et le tombeau de PKTrofimov, le président de la commission des pauvres, fusillé par les Finlandais en 1919.

Le village antique de la république de Carélie, Lahta, est comme Essoila et Ugmoila, établi depuis des temps immémoriaux et elle se situe sur la côte pittoresque de la crique du même nom. Dans le village, ont été conservées quelques maisons historiques ornées de sculpture de bois. La maison de EIFedosova s’avère aujourd’hui le plus riche musée ethnographique de la région. Découvrez y aussi les maisons de MIFedotova, le Tergoevs, Efimova, Agafia Fedotova.


Les sites et les monuments du district de Pudozhsky

Le district de Pudozhsky est un ancien territoire habité, c'est pourquoi il y a de nombreuses traces d’activité humaine sur les nombreux sites et monuments. Les pétroglyphes représentent un monument archéologique unique de la rive orientale du lac Onego.Ils ont été trouvés sur les caps de Besov Nos et de Kotchkov-Navolok, ainsi que sur les îles du lac Onego, Golets Bolchoï, Maly Golets et les îles Gury, toutes appartenant à la zone de Pudozhsky. Les pétroglyphes de Onego sont restés gravés sur les rochers, laissés par des artistes primitifs. Une exposition de photos de ces pétroglyphes nous
raconte la vie des premiers résidents de la région pendant la période mésolithique. Les monuments historiques à découvrir lors d’un séjour dans cette région sont surtout le monastère de Svyat Uspensky, situé sur le cap de Mourom, sur la rive orientale du lac Onego. Il fut fondé en 1350, fermé en 1918 et restauré en 1991. On peut aussi y voir le Ilyinsky Pogost, situé sur le lac Vodlosero, fondé en 1798. Chaque année, une fête folklorique, du nom de Ilyin Den, a lieu sur l'île Maly Kolgostrov. En général, il y a plus de 150 différents monuments architecturaux antiques comme des églises, des chapelles et des maisons d'habitation construites au XIXe siècle. Les monuments historiques comprennent également le site d’enterrement de 1448, près du village de Tatarskaya Gora, où les guerriers de la Tyomny Vassili Princes et Dmitry Chemyaka dorment en paix. Les monuments sont également laissés par des événements plus récents. Dans la ville de Poudoj ainsi que dans les colonies de Shala, Botchilovo, Pyalma et dans les villages de Rimskoye, Tuba, Pestchanoye, et quelques autres, il y a de nombreux monuments, consacrés à ceux qui ont sacrifié leur vie pendant la guerre civile, la guerre soviéto-finlandaise, la Grande Guerre patriotique et pendant la guerre en Afghanistan. La perle rare du quartier Pudozhsky est le Parc National "Vodlosresky". La flore et la faune uniques qui s’y trouvent sont d'un intérêt sans limites pour les scientifiques et les écologistes. Pour les voyageurs et les touristes aussi, ces attraits donnent une impression inoubliable. Les rives des lacs laissent les visiteurs en état de choc par la beauté du paysage, qui varie selon les différentes saisons et les différents moments de la journée. L’unicité de la forêt de la taïga sauvage ont fait en sorte que sa flore et sa faune possèdent leur place dans le fameux Livre Rouge de la république de Carélie.

Le bouleau de la République de Carélie

Le bouleau de Carélie est l'un des symboles de la forêt et des lacs de la République. En classant le bouleau de Carélie en deux différentes espèces soit Betula pendula Roth., F.carelica, et le bouleau verruqueux (Betula verrucosa). La première pousse principalement dans les régions méridionales de la république, en communauté ou comme un seul arbre. Ce n'est toutefois pas un grand arbre, généralement pas plus haut de sept mètres, il ressemble plutôt à un buisson. Le tronc n'est pas lisse, et s’avère plutôt bossu et muni de multiples enflures. De par sa configuration originale, le bois du bouleau de Carélie fait en sorte qu’on l’utilise pour fabriquer des meubles et des souvenirs. D’ailleurs, la reproduction artificielle de bouleau de Carélie a commencé dans les années 1930 et fut maintenue jusqu'à aujourd’hui. Le plus célèbre des bouleaux de Carélie sont les plantations préservées dans la région de « Kivatch ».

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Valaam

 

Dans la partie nord du lac Ladoga, se trouve un archipel pittoresque composé de cinquante îles. Parmi celles-ci, on retrouve l’île Valaam, qui donne aussi son nom à l’ancien monastère qu’elle loge en son territoire. L’île de Valaam est surtout populaire auprès des voyageurs, pour son monastère mais aussi pour les divers attraits naturels qu’elle propose grâce aux avenues, aux jardins et aux parcs qui ornent son territoire. Le monastère masculin de Transfiguration du Sauveur, qu’on retrouve sur l'île de Valaam a repris ses fonctions en 1989, et depuis, demeure sous le patronage personnel de Sa Sainteté le Patriarche Alexis II de Moscou  et de toute la Russie.

 

Le Marcial Waters Spa (eaux thermales)

 

Ce « Business Resort » de santé fut le premier spa implanté en Russie. On le retrouve à environ cinquante kilomètres de Petrozavodsk, sur la rive des eaux transparentes du lac Gabozero. C’est en 1714 que des travailleurs d’usines de Konchezero ont découvert les sources d’eaux thermales du lac Gabozero, qui leur servaient entre autres à assouvir les douleurs cardiaques qui les atteignaient. En 1719, quand Peter I apprit les propriétés surprenantes de ces sources d’eau, il publia le décret concernant l'établissement des Spa avec accès aux Eaux Marciales (Martsialnye Vody) et des règles spéciales de l'utilisation de ces eaux. La construction de nombreux bâtiments a alors commencé, à cette époque, dont trois palais de bois qui ont été érigés pour le tsar et sa famille. On construisit également un abri en bois sculpté au-dessus des chutes d’eaux thermales, où le tsar et sa famille pouvaient aller chercher de l’eau pour leur propre usage. D’ailleurs, Peter I lui-même a fréquenté au moins quatre fois le fameux spa.

 

Aujourd’hui, de tous les bâtiments de l’époque de Peter I, il ne reste que l'église en bois de l'Apôtre Pierre construite en 1721, selon ses propres plans. Il y a aussi un musée dont l’exposition explique l'histoire de la découverte des eaux fabuleuses du lac Gabozero et de la création de la première station thermale de la Russie.

Les pétroglyphes sur la rive orientale du lac Onego

 

Sur la rive orientale du lac Onego, on retrouve encore ces fameux pétroglyphes, uniques souvenirs restants de l’art du monument, qui appartiennent à l'ère tardive de l’Âge de pierre, soit quelques millénaires avant J.-C.. Ce territoire, parsemé de monuments sculptés dans la roche, s'étend sur près de vingt kilomètres de long, sur le bord de la rive. La plupart des figures de pétroglyphes sont concentrées sur les trois promontoires principaux, soit Peri Nos, Besov Nos et Kladovets. Karetsky Nos qui, pour sa part, se situe légèrement au nord de la Cape de Peri Nos, est également très riche en pétroglyphes de toutes sortes. Ces pétroglyphes ont été piquetés ou bien gravés dans la surface dure de la roche, par des coups forts et répétitifs d’une pierre pointue. La profondeur moyenne de ces symboles atteint généralement un maximum de 2 millimètres. Nous connaissons jusqu’à maintenant plus de 1200 figures symboliques sur toute la rive du lac Onego. Les gravures représentent souvent des oiseaux, des animaux, des bateaux, des êtres humains, de mystérieuses figure circulaires, et d’autres symboles, un peu moins facile à identifier.

 

Situé dans un des endroits les plus pittoresques du nord de la Russie, ce rassemblement de figures à découvrir, crée à lui-même un musée en plein air. Découvrez aussi lors de votre voyage à la République de Carélie, de doux rochers rougeâtres et des plages sablonneuses à en couper le souffle. De plus, le lac d’une couleur bleue éternelle, entouré par les pins et les autres arbres de la côte, offre un paysage d’une beauté indescriptible, qui surprend les voyageurs à tout coup, les marquant d’un souvenir indélébile de cet endroit paradisiaque.


Les pétroglyphes de la mer Blanche

 

La côte de la mer Blanche, où un voile de mystère règne sur le monde de l'antiquité, fut le premier endroit où l’on retrouva des pétroglyphes gravés dans les rochers, représentant d’anciens pêcheurs et chasseurs. Les pétroglyphes de la république de Carélie font partie de l'art primitif au même titre que les monuments d’art appartenant à l’ère tardive de l'Âge de pierre. Les pétroglyphes de la mer Blanche se situent surtout dans la partie inférieure de la rivière Vyg, juste avant qu’elle se convertisse en mer Blanche à une distance d’environ sept kilomètres de la ville de Belomorsk, qui comprend plus de deux mille symboles différents que le célèbre écrivain et scientifique Alexander Linevsky a poétiquement qualifié de « pages d'un livre». C'est en effet le plus grand nombre d'images gravées, laissé par l'ancien peuple de la région européenne de Russie. Des pétroglyphes ont par ailleurs été piquetés dans d’autres endroits dont la beauté se veut indescriptible: on en retrouve encore sur d'énormes rochers plats ou sur des îlots au milieu de la forêt vierge. Ils sont d’ailleurs facilement accessibles et les personnes en voyage, qui désirent y jeter un simple coup d’œil en seront aussi comblés que ceux qui désirent les étudier davantage ou les photographier sans être pressé. Les pétroglyphes témoignent aussi de certains moments de la vie des gens. Parmi les images qu’ils représentent, on retrouve de vrais chefs-d'œuvre.  À titre d’exemple, d’étonnantes et véritables scènes de chasse du wapiti et de la baleine blanche, ornent certains murs de pierres. Il y a aussi, parmi les plus anciennes images européennes, des images de chasseurs à ski. Les motifs de culte sexuel s’avèrent aussi assez fréquents dans les gravures rupestres de la mer Blanche, allant même jusqu’à représenter en image gravée des scènes d'accouplement en groupe.

 

Bien que la plupart des pétroglyphes sont des figures d’êtres humains et d’animaux, certaines images demeurent un mystère pour les scientifiques. Par conséquent, l’imagination respective de chacun permet aux observateurs d’interpréter ces images à leur propre façon. Certains affirmaient même voir dans ces pétroglyphes des signes solaires et lunaires et même des soucoupes volantes.

 

Kusovy, sur les îles dans la mer Blanche

 

Sur le chemin de la mer, du port de Kem aux îles Solovetsky, on peut voyager jusqu’à l'archipel de Kuzova constitué de seize petites îles désertes. Parmi celles-là, Nemetsky Kyuzov (140 mètres) et Russky Kyuzov (123 mètres) sont les plus hautes et les plus grandes de toutes. Ce sont elles, en effet, qui sont les repères les plus élevés dans toute la région de la mer Blanche de la république de Carélie.

 

L’environnement naturel de l’archipel s’avère tout à fait incroyable. Plusieurs caractéristiques de son relief et de la position géographique des îles qui l’entourent, offrent un paysage incroyable. Chaque île possède ses propres attraits engendrant une impression dispersée malgré l’harmonie qui semble régner au sein du pays nordique. Par ailleurs, les forêts de conifères font partie intégrante des paysages insulaires de la Russie.Par ailleurs, Kuzova, le nom de l'archipel, peut être interprété comme « la sapin des îles», ou, selon une autre version, interprétée comme le mot Carélien kuusi qui signifierait simplement sapin.

 

L’archipel Kuzova est surtout célèbre pour ses ensembles de culte authentique, conservé sous plusieurs aspects, depuis l'époque de l’ancien peuple mystérieux des Sami. C’est plus de mille ans avant l’an 2000, que dans à la région de la mer Blanche, sont débarqués et se sont installés les membres du peuple Sami, qui gagnaient leur vie grâce a la pêche et la chasse ainsi qu’a l'élevage du renne. Les croyances Sami étaient avant tout fondées sur des conceptions totémiques telles que le culte de la nature, des pierres, des montagnes et des arbres. Ils chérissaient aussi les « seids », ces pierres spéciales sacrées, qui ressemblaient beaucoup à la forme des figures humaines. Ils disaient que ces pierres sacrées portaient chance, surtout à la chasse mais aussi afin de prévenir les maladies. Aussi, les scientifiques comptèrent au sein de l'archipel, plus de 800 compositions différentes de la pierre ainsi que plusieurs anciens sanctuaires assez impressionnants. Au sommet du mont Nemetsky Kyuzov on découvre la présence d’un panthéon rempli de réelles divinités dont plus de 150 seids. Les monuments cultes appartenant à l’ancien peuple Sami restent inclus dans la liste des objets protégés de la Russie.

 

La faune des îles  qui forme l’archipel de Kuzova s’avère plutôt riche et diversifiée. En effet, de nombreuses familles de mouettes dominent d’un côté de l’archipel, autant que les perdrix blanches et les pingouins ainsi que plusieurs autres animaux semi aquatiques vivant en Russie.

 

La cathédrale de l'Assomption dans la ville de Kem

Faisant partie de l’architecture du XVIIIe siècle et souvent caractérisée de « l'encyclopédie » de l'architecture populaire en bois du nord, la cathédrale de l'Assomption s’avère très importante dans l’histoire de la Russie. La fameuse cathédrale se situe dans la ville de Kem qui, elle, possède le statut de la deuxième ville historique du pays. On retrouve aussi dans cette ville, un certain nombre d'autres objets historiques et culturels ainsi que le musée de la culture Pomorsky.

Forêts et natures sanctuaires

 

Ces territoires et ces objets naturels sont spécialement protégés et créés suite aux décisions des gouvernements des sujets de la Fédération de Russie pour une durée maximale de dix ans et dont le statut exige une confirmation périodique. En fonction de la valeur et des caractéristiques de ce territoire, certaines réserves forestières sont divisées en différents complexes comme celles de botanique et de bois, des marais, de la chasse, de la zoologie et hydrologie. Dans ces complexes naturels, toutes les composantes de la nature se veulent protégées.En république de Carélie, il existe près de cinquante réserves forestières et une centaine de sanctuaires, occupant à eux seuls près de 628 mille hectares.

 

La majorité des réserves forestières et des sanctuaires naturels représentent un intérêt considérable pour les touristes en voyage. Toutefois, seuls ceux d'entre eux qui se trouvent au sein des itinéraires touristiques populaires sont utilisées à des fins touristiques. On parle donc des réserves forestières de « Soroksky », « îles Kuzov's », le « cercle polaire » par la mer Blanche, « Tolvojarvi » dans la région de Suojarvsky, « Skeres de Kizhi » dans le territoire de Medvezhiegorsky, les réserves botaniques de bouleau de Carélie, « Kakkorovo », « Tsarevitchi » et quelques autres encore. Parmi les sanctuaires de la nature, mentionnons la Ivana Tri (Trois Ivans), le Tsaritsyne Kluch (Tsarine printemps) et le Solyanaya Yama (trou de sel). Il y a aussi le Shungsky, ces puits ouverts, rempli de mine de schungites dans Zaonezhie et la mine à ciel ouvert de Girvassky logée dams le canyon de la rivière dans la région de Suna Kondopozhsk. Les territoires naturels spécialement protégés représentent une nouvelle base intéressante pour le développement du tourisme écologique, dont la popularité grandit parmi les voyageurs du monde entier. Cette nouvelle façon de voyager permet de conserver la valeur de ces territoires naturels qu’on trouve en Russie et de rendre leur répartition économiquement rentable.